La suppression de la taxe d'habitation joue l'Arlésienne

Lors de son interview du 14 juillet 2020, le président de la République n’a pas exclu la possibilité du décalage de la suppression de la taxe d’habitation pour les Français les 20 % les plus aisés dans le cadre de l’effort national nécessaire à la reconstruction après la crise sanitaire.


Le Lundi 24 août 2020

Pour ceux qui envisagent l’achat d’un bien immobilier autour de Rennes et qui sont dans la catégorie des Français les 20 % les plus aisés, la perspective de la suppression de la taxe d’habitation s’éloigne de jour en jour.

Des annonces gouvernementales à géométrie variable

En effet, Emmanuel Macron a laissé entendre durant son interview du 14 juillet 2020 qu’un report de la suppression de la taxe d’habitation était à l’ordre du jour pour les ménages les 20% les plus aisés. La dispense du paiement de la taxe d’habitation pour les ménages français qui la paient encore joue véritablement l’arlésienne. Entre date floue et décalage, cette suppression qui devrait être définitive en 2023 est de moins en moins certaine.

Le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, avait pourtant bien confirmé à ce sujet lors d’une interview sur France 2 début avril, au cœur de la crise sanitaire, que le calendrier initial et la politique fiscale définie au début du quinquennat d’Emmanuel Macron seraient maintenus. Il avait cependant apporté un bémol à cette affirmation en indiquant que la politique fiscale ferait à nouveau l’objet d’un débat lors de l’élaboration du budget 2021, notamment du fait des déséquilibres budgétaires enregistrés en 2020 liés à la crise sanitaire.

L’interview d’Emmanuel Macron le 14 juillet plante-elle difficilement le clou ?

Il est vrai que lors de son interview du 14 juillet 2020, Emmanuel Macron a clairement indiqué qu’il était souhaitable que la réforme de la suppression de la taxe d’habitation pour les Français les 20% les plus aisés soit retardée dans un "esprit de justice".

Dès la fin avril, plusieurs voix avaient déjà alerté sur la possibilité du décalage de cette suppression. En effet, les rentrées fiscales des collectivités locales ont fondu comme neige au soleil durant la crise sanitaire, notamment à cause de la baisse drastique des transactions immobilières, qui a eu pour effet de réduire quasiment à néant les recettes des droits de mutation. Supprimer cette source de revenus au moment le plus critique finirait par rendre exsangue les finances des départements et des collectivités locales déjà fortement grevées par la situation.

Des rappels sur les principes généraux de la politique gouvernementale

Le président en a profité pour rappeler qu’il ne réinstaurerait pas l’ancien ISF et que l’IFI resterait identique au choix du début du quinquennat. Il en fait, semble-t-il, une affaire de principe, jugeant certainement le message à l’endroit des 1 % les plus riches très positif et rassurant et gage de soutien à l’économie française.

Quant aux autres déclarations, il a affirmé vouloir lancer dans le cadre du plan de relance économique un grand programme de rénovation énergétique pour les Ehpad et les écoles, indiquant, de plus, que ce plan de relance était une opportunité pour la construction d’un modèle qui était en même temps écologique, industriel et environnemental.

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